Hier, en discutant avec un ami sur MSN (« discuter sur msn », vive la communication O_o), je me suis rendue compte d’un phénomène assez récurrent et assez désagréable par la même occasion : l’élitisme des baroudeurs. Je m’explique.
Vous avez forcément dans votre entourage un pote « baroudeur », qui, au choix, a décidé de se taper un trek adventure parc n’oublie pas tes muscles et ton balisto au Népal, ou encore de partir taquiner du renne au Canada, ou encore taquiner du kangourou au Mali…oui je sais en Australie, c’était pour voir si tu suivais toi au fond là bas, à côté du radiateur, tu crois que je te vois pas en train de faire un p’tit bac ?
Bref, on connait tous ce fameux pote baroudeur qui donne des news une fois tous les 3 mois et demi, qui t’envoie des mails de 59 pages, t’es obligée de prendre une RTT pour les lire, qui balance des photos négligemment sur son FB/blog/Flickr en faisant style « ouais bon spa mal là où je suis » alors que c’est juste fabuleux, qui te dit qu’il n’a jamais vécu une expérience aussi forte, qui se sent « grandi », « mûri comme une petit mûre », « changé », « transformé », « plus jamais le même »….
Ce que j’essaie de vous dire, c’est non pas que je suis exaspérée par le pote baroudeur et par ses aventures. Non. Mais ce qui m’exaspère, c’est d’une part, ceux qui du coup crachent sur la France, et d’autres part, cet espèce d’élitisme latent qui se crée entre « baroudeurs de la même espèce ». Je m’explique.
Hier, ce fameux pote, fraichement rentré d’Australie où il a passé quasiment 1 an en compagnie notamment de ma meilleure amie qui est également sa colloc (oui Papa Djey te cache pas c’est de toi que je parle :D), me dit donc en gros via ce fabuleux réseau si chaleureux et humain qu’est msn :
MOI : « Alors, pas trop dur le retour ?»
LUI : « Bwoo, j’arrive pas trop à m’y faire. La France c’est nul : métro boulot dodo ».
MOI (qui commence à doucement m’agacer) : Non mais tu sais la France c’est pas si nul, et c’est pas que métro boulot dodo. T’étais malheureux en France avant de partir en Australie ?
LUI : Non, mais maintenant oui.
MOI : Ok, je retourne à mon taff hein allez salut !
Oui parce que cette conversation m’a agacée. Il est certes super de partir loin loin loin, de découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux visages, de nouvelles bières, et il ya sûrement plus beau pays que la France…Mais est-ce une raison pour lui cracher dessus ? Est-ce une raison pour ne quasiment lui trouver plus aucun intérêt ?
Alors OK, la France c’est pas les étendues désertiques d’Australie, ou les lagons de Nouvelle Calédonie, ou la chaleur du Mexique, ou la sympathie des canadiens…Mais je pense pas NON PLUS que ce soit l’Afghanistan.
Donc vous, chers amis voyageurs, quand vous revenez en France et que, et je le comprends, vous êtes tout déprimés, ne vous lâchez pas trop non plus sur le fait que la France c’est pourri, car rappelez vous que pendant que vous chassiez le kangourou, nous, on y est resté en France, et on en est pas mort.
Et je vous assure qu’on y est heureux. Si si. Et on n’a pas envie forcément d’en partir. Ne serait-ce que pour voir arriver la bouille parfaite de mon neveu qui débarque en janvier. Juste.
Un autre phénomène a tendance aussi à m’agacer ( oui je suis en mode agaçage) : c’est cet élitisme entre baroudeurs. Le côte « on a vécu la même chose, on se comprends à 300%, on est sur la même longeur d’onde, mais par contre vous qui êtes restés en mode « métro boulot dodo » en France, vous pouvez pas comprendre, vous êtes pas assez open-minded flex sur le break ».
MOUAIS.
C’est vrai qu’on comprend pas bien que passer 6 mois à barouder dans un camion avec des gens cool, des paysages cool devant les yeux, des taffs cool, des moments cool, et même des animaux cool, ca soit mieux que de prendre le tram/la rocade/le RER/le métro et de bosser 8h non stop devant un écran pour ensuite aller se taper un plat de pâtes et aller se coucher. Non c’est vrai on se rend pas compte du kiff que vous êtes en train de vivre….Bref, tout çà pour vous dire amis baroudeurs, que MÊME si on ne vit pas ce que vous faites, on peut COMPRENDRE votre état d’esprit. Si si vraiment.
C’est marrant, mais ya un autre truc que j’ai remarqué aussi, c’est que 1 seul de mes amis/ connaissances/collègues baroudeurs est en couple. Les autres, vous partez loin parce que vous cherchez quelque chose, comment ça se passe ? ;-).
Sur ce, je vous souhaite quand même un bon voyage à tous, parce que OUI BIEN SUR les voyages c’est cool, alors profitez-en bandes d’enfoirés.
Les autres, ceux qui sont là, qui restent, qui s’accrochent à leur vie française, je vous fais le bisou également.




15 c'est vous qui l'dites:
Euh .... moi j'chui en couple, j'bosse dans un resto français, les gens s'extasie toujours devant le fait que je suis française, ils adorent la France et en ont vu plus que moi... J'peux pas cracher dessus.
ET puis à ceux qui critique, y'a qu'à leur rappeler combien le fromage - pâté - vin rouge leur a manqué...
Ouais c'est vrai que ça manque le vin et le fromage...
Mais Célia ton dernier paragraphe sur le couple m'a fait bien rire ! Oui nous sommes tous des malheureux qui ne peuvent vivre en couple, alors on a décidé de donner notre amour à un kangourou, un orignal, un ours ou une baleine...
en tout cas moi je rentre dans un mois, et ça me fait chier le tramway - boulot - biere - dodo !
bisou qd meme hein
Non c'est pas dans ce sens que je voulais le dire, c'était plutôt " je suis célibataire, et je pars loin et longtemps car libre de toute contrainte, et puis si au passage je peux rencontrer qqun c'est pas mal". Dans mes amis, les couples qui partent, yen a pas beaucoup, alors que les célibataires qui partent, oui, je me suis donc dit que c'était une constante.
Il va se détendre l'orignal.
Le bisou aussi
Moi je ne pars pas parce que je suis pas couillue. Et surtout parce que j'ai pas envie de me dire au retour : "Bah c'est tout pourri".
Mon côté d'éternelle insatisfaite me fait un peu appréhender l'état dans lequel je serai éventuellement au retour... !
Mais poupette on le SAIT que la France c'est bien, on l'AIME la France :-)
Non sérieusement, bien sûr que la France a tout un tas de bons côtés. La bouffe et le vin, comme le dit Pitu. Et puis les paysages (même si je crois avoir vu plus d'Australie que de France...). Et puis Bordeaux. Et puis, ne les oublions pas, les potes et la famille !!! C'est pas pour rien que sur nos FB/blogs/photos respectifs, apparaissent parfois des petits mots à ce sujet. Quand on vous dit que vous nous manquez, qu'on aimerait bien passer une petite soirée cocktails avec vous et vous entendre débiter tout un tas de conneries à la seconde, ce n'est pas pour vous faire plaisir : c'est vrai.
Et oui, le fait d'avoir vadrouillé ensemble créé une relation particulière entre baroudeurs. Et non, ceux qui n'ont pas fait le petit bout d'aventure ne comprennent pas tout. Non pas parce que vous serez "restés en mode métro-boulot-dodo" ou que vous êtes cons (quoique... ;-)),mais simplement parce que malgré les (encore !) FB/blogs/photos, on n'aura pas franchement partagé tout ça. C'est toute la difficulté du retour : au-delà de revenir à un rythme de vie que certains d'entre nous n'ont pas envie de retrouver, on retrouve ses potes, on refait la chouille, on se raconte tout ce qu'on peut pour rattraper les mois sans papotage, mais il reste cette parenthèse de quelques mois que les gens n'auront pas envie de nous entendre détailler pendant des heures (à juste titre !), même s'ils sont hyper contents pour nous. Alors on garde la parenthèse pour soi et on créé de nouveaux moments avec ses potes pour avoir des choses en commun à raconter. C'est ce qui a été le plus dur pour moi quand je suis rentrée de Boston (et hop-là ! comment elle nous glisse ça discrétos !), mais ça ne m'a pas empêchée de repartir : ça en vaut sérieusement la peine !
Quant à ta conclusion "C’est marrant, mais ya un autre truc que j’ai remarqué aussi, c’est que 1 seul de mes amis/ connaissances/collègues baroudeurs est en couple. Les autres, vous partez loin parce que vous cherchez quelque chose, comment ça se passe ? ;-)".... (OUCH !!!)
Si j'avais été en couple, peut-être qu'en effet je ne serais pas partie. A moins d'avoir la chance d'être avec un mec qui veuille partir lui aussi et qui accepte de lâcher son boulot... "Oui bonjour Meetic, est-ce que tu as ça en magasin ?". Gneuh... Par contre ouais, je rêêêêve de rencontrer l'hôme de ma vie au détour d'un sentier en plein outback. Mais bon je me dis que là aussi la probabilité est faible :-)
Et est-ce qu'on part loin pour chercher quelque chose ? Euh... juste passer de bons moments, découvrir tout plein de choses, rencontrer plein de gens dans un contexte différent... c'est déjà pas mal nan ?
La vache il est long mon commentaire !!!!!
Bwof, ca change pas forcement les gens les voyages. Regarde, moi, je toujours debile :-)
Pis accessoirement, je fais QUE des boulots tout pourris.
Pis ca manque de pas pouvoir appeler les coupines pour aller prendre une biere dans un quart d'heure.
envie de participer a ce debat... un peu de temps pour m exprimer svp.
Merci Celia pour ne pas avoir peur de dire la realite!
Moi aussi moi aussi je veux dire un truc !!!
Moi je suis ici au Canada, et je suis bien. Je baroude pas comme les autres branleurs là en Australie (humour méga lol) mais je fais des trucs cools quand même. Bref même si je fais partie de cette communauté des "je suis partie à l'autre bout du monde", je voulais quand même dire que je suis totalement d'ac avec toi sur le "je crache sur la France".
Faut me comprendre à Rimouski des français y en a tous les 20 mètres et dans 98% des cas ils crachent sur la France comme des malades mais en même temps trainent qu'entre français (oui parce que franchement les québecois avec leur accent quelle bande de blaireaux)
MAis moi je suis là dans mon coin, et je deviens rouge et je crie que je l'aime ma France, j'aime le métro, les 4 saisons, le fromage, la variété des paysages et surtout j'aime les gens qui râlent.
Et c'est pour ça que je sais que je vais y revenir, parce que c'est un vrai morceau de moi et même si là bas y a pas des cupcakes et des cheesecakes aussi bon qu'ici, je m'en fous les roubignoles que j'ai pas.
Je reviendrais. même si je sais que je serais un piti peu déprimé de revenir.
Mais en attendant, je profite de l'expérience parce que c'est cool d'être à l'étranger.
P.S. : moi j'en connais des couples baroudeurs, y en a pas mal par ici et c'Est super cool à accueillir.
Mais qui est Stéphane Alexis?...
En bref, ce n'est pas tant les voyages et les voyageurs qui m'agacent, et encore moins ceux qui partent à l'étrange pour finalement avoir une vie "normale" ( taff appart etc...un peu à la Pitu et à la Julia), mais simplement les Alzheimer de la France ( j'ai pas dit des français, les français ne me manqueraient pas on est d'accord).
Bref, ravie que cela génère des commentaires!
Célia, et vous tous, je suis très intéressé par vos propos.
J’ai moi-même traversé les frontières à plusieurs reprises.
Né à Barcelone de parents français, éduqué et gâté par la France jusqu'à la fin de mes classes préparatoires. Mes études entre La Rochelle, l’Angleterre et l’Espagne avec les voyages alentours (traversée de l’Amérique centrale en solitaire, voyages en stop pour visiter l’immense territoire mexicain. Mon début de carrière entre Luxembourg et les Pays-Bas avec les voyages alentours (Suède, Espagne, Maroc, Costa Rica, Californie, Nevada, New York, Georgie, Allemagne, Belgique, Mexique, Cuba).
Puis démission, vol au Costa Rica, Panama pendant 5 mois avec grosse galère de tunes (style 1 dol pour trois jours dans la poche).
C’est pour cela que j'ose m’exprimer car je me sens concerne ayant vécu des aventures à l'étranger en temps que natif, citoyen, étudiant, résident travailleur, travailleur en mission, touriste les poches pleines, touriste les poches vides, travailleur illégal, touriste de renouvellement de passeport. Bref éternel immigrant!!!
Et c’est de ce point de vue là que j’aimerais parler, car il y a baroudeur et il y a baroudeur. Il y a celui qui se croit baroudeur parce qu'il est parti a La Havane dans un hôtel 5 étoiles et qu’il a osé faire l' « aventure »de louer une voiture pour aller aux plages de l’est à 20 bornes alors que c’est plus dangereux d’aller boire un coup a Saint Denis, il y a celui qui croit avoir vécu une expérience unique parce qu'il a vu un serpent a sonnettes au Mexique alors que la France est serpentée de vipères aussi dangereuses. Il y a celui qui est surpris de voir qu'on trouve des morts dans les rivières de San José alors qu’à Paris des gens se jettent sous les métros ou les trains régulièrement bref il y a celui…..celui-ci est celui qui impressionnerait autant de voir une maison plus grande ou plus luxueuse que celle dans laquelle il a été éduqué, de monter dans une voiture plus sophistiquée que toutes celles dans lesquelles il est monté auparavant. Celui-ci est celui qui a (pour emprunter ton style de termes Célia), la mémoire-Ram un peu courte, il oublie que les choses, en général ne sont pas que celles qu'il connait. C’est celui qui s’extasie de sa vie, qui oublie de s'intégrer, qui s’impressionne tous les jours aàchanger ses coutumes, c’est celui qui se rebute par un fait systématique et qui renie intégralement ce qui l’a fait, qui l’a construit, celui qui l’a accueilli, qui l’a aimé, éduqué, chéri depuis sa tendre enfance.
(suite) Il oublie que le ratio fait de son temps de vie loin de son pays natal est infime comparé a celui qu’il a passé dans son nid, notre beau et tendre territoire français. Mais celui-ci est le même qui en territoire étranger à une tendance surprenante à dénigrer le territoire qui l'accueille, qui vante le fait d'être français, de la culture de ses origines, qui crache sur certaines coutumes qui lui semble honteuses ou dégoutantes, qui fait son puritain devant certains comportements intimes que dégagent certaines personnes alors que cela lui ouvrent les papilles.... Enfin il faut comprendre celui-ci. Notre cerveau humain à la chance de s'adapter mais cela prend du temps, de la tolérance, l'envie d'aller dans le même sens, c'est comme un kayakiste qui freine dans la vague puissante qui l'accompagne, il se retourne! C'est ce que j'appellerais la dépression post-voyage, elle est tout ce qu'il y a de plus humain. Si j'ose en parler si crument c'est que je suis moi-même un « celui-ci », j'ai vécu et je vis ces sentiments. Et là je repense à ce que ma mère ma toujours justement dit: « Stéphane, l'intelligence (de intelego,is,ectum en latin= je comprends, je suis compris, c'est la capacité d'adaptation!) alors le train-train si utile revient et on pense à autre chose, on recommence à s'intéresser à notre entourage et si l'on est à nouveau en France on fait le baroudeur en se baladant dans les jolis bois de chênes si proches de chez nous, on veut découvrir l'Auvergne, on veut connaître les Cévennes, on veut découvrir des côtes vierges qui existent encore chez nous!!!! Et là tout va mieux.
(suite et fin)
Je voudrais ajouter sur celui-ci qu'il devrait plutôt s’enrichir de son expérience passée à l’étranger, sur des terres qui lui étaient jusque là inconnues pour redécouvrir d'un nouvel œil les paysages qu’il a connus, les ambiances qu'il n'a pas oubliées, les traditions qu’il n a pas oubliées, et je dirais surtout il devrait s’extasier de revenir chérir la culture qui lui a donné la chance ou plutôt le pouvoir de s’intéresser à des peuples vivants sur des territoires lointains.
Oui, si on me le demande: j’aime la France. Elle est fière, elle est belle, elle bien faite (1000 sur 1000) avec cette main de danseuse tendue que l’on appelle la fin des terres, avec sa robe de gitane trempant sur la Mare Nostrum, avec ses peuples la jouxtant- autant de frontières - se laissant caresser par tous les peuples la traversant pour aller de là où il fait froid à là où il fait chaud. Se laissant mouiller par l’eau des Amériques, de l’Afrique et des Nordiques, se laissant refroidir en ses sommets par des neiges perpétuelles, laissant gonfler son ventre au milieu ou peu de gens habitent, se développant à une vitesse sure d’elle même. Oui notre France est celle-ci, orgueilleuse et rebelle, intelligente, riche en histoire et distinguée, le pays le plus visité au monde bien que non immense, des villes mythes et monuments, comme Paris, Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Lyon, Bordeaux ou Sers (clin d'œil à Célia), les gens l’envient veulent la connaître, la toucher la manger, la chanter la danser, la boire!!! C’est celle-ci notre France!
Alors aux baroudeurs de tous bords, reniant leur mère-nation ou au contraire jasant sur le peuple étranger les accueillant, faites quelque chose, étudiez, lisez, fumez des pètes ou bourrez vous la gueule en racontant des conneries mais respectez les peuples les sociétés qui sont toutes faites de micro-sociétés, de micro-climats, de micros-villages, de micro-économies, y a des cons partout, y a des pistes de ski au Chili, y a des pics enneigés au Mexique aussi bien que des plages avec des cocotiers, oui c'est vrai y a pas de cocotiers en Norvège, mais il y a quelque chose qui reste et qui est commun à toutes ces sociétés, c’est l'amour et la gratitude que l'on doit avoir en ceux qui nous on fabriqués comme en ceux qui nous accueillent. Ne pas se laisser bêtement attraper par les émotions. Réfléchissons un moment et faisons comme McGyver et avec ce qui nous entoure faisons une vraie chose pour notre vie en en faisant profiter ceux qui nous entourent!!!
Et j'oubliais, mon expérience où que je sois, c'est la mienne et ça c'est dur à partager!
Avec tous mon respect!!!!
Stephane
Comme d'habitude Stéphane, tu es juste fabuleux : ton style, ta verve, ton enthousiasme, ta passion, ta plume, ton extase, ta colère. Je suis et je resterai fan de toi. et ravie ( ter pas franchement étonnée ;-)) que l'ont soit du même avis sur la question.
Rentre vite! Et donne moi de tes nouvelles. Je t'embrasse
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